28 juillet 2015

Tour des Aravis et de la Tournette en 9 jours.

Nous étions 9 membres du Club Alpin de Nancy pour ce séjour, pour visiter ce massif, un peu inconnu pour nous du 5 au 13 juillet 2015.



Le Massif des Bornes-Aravis, majestueux, est idéalement placé entre le lac d'Annecy et la Vallée d'Arves.
Forêt de sapins et d'épicéas, vallons verdoyants, combes fleuries, glacier de lapiaz, pierriers, crêtes acérées. 



Ce sont ses paysages que nous avons côtoyés tout au long de ses 9 journées de randonnée sous un soleil et une belle chaleur. Sans oublier les vues imprenables et inoubliables sur la chaîne du Mont Blanc.



Des rencontres avec les alpagistes qui fabriquent leurs délicieux fromage et qui ont su préservés l’authenticité de leurs traditions.



Massif où il n'est pas rare de rencontrer, chamois, bouquetins, marmottes, aigle, ou gypaète barbu.



La période nous à fait appréciée une flore encore très variée qui se modifie au fil de la saison.



De belles journée ou le dénivelé est toujours présent. L'itinéraire passe au plus  prés du Massif de la Tournette, du Mont Charvin, et de la Pointe Percée.



Pour notre part, nous sommes montés au "Fauteuil" point culminant de la Tournette pour une superbe vue sur le lac d'Annecy



 Passés par le Col des Vert pour redescendre sur le gîte de Doran.



Ce circuit demande un bon entrainement mais ne présente pas de difficultés techniques.




Je laisse le soin à Mireille de rédiger le compte rendu de ce séjour que j'ajouterai ci dessous, après la sortie du programme de Septembre.



Des hébergements variés, des lieux découverts, remplis d'histoire, de superbes panoramas.



Le plateau des Gliéres, haut lieu de résistance.



L'ambiance du groupe toujours au top.



Encore une petite...........





Compte rendu de Mireille que je remercie :
Pour ceux qui ne connaissent pas le MASSIF DES ARAVIS, il se situe à l’Est du Lac d’Annecy, en Haute-Savoie, près du Grand Bornand, la Clusaz en face du Mont Blanc.
Nous sommes partis de Thônes à 9 cafistes dont deux animateurs de montagne, avec notre sac à dos de 10 à 11 kg, par un jour de canicule, pour attaquer d’emblée un dénivelé de 1150 m dans l’après-midi.

La 2ème étape est encore plus difficile avec une chaleur torride mais l’adversité et la tenacité nous permettent ce jour en particulier et les suivants, d’atteindre les montagnes tant convoitées. Citons la Tournette, la Pointe du Merdassier, le Trou de la Mouche, la Pointe Percée, le Mont Charvin pour Dom, le Col des Aravis, le Col de la Forclaz, le
Col des Annes, le Col de la Colombière, le Plateau des Glières et son Mémorial….
Nous marchons et marchons tout le temps… (Ex : 7ème étape, la plus difficile. Lever à 5h30, petit-déjeuner à 6h00 et à 6h45, départ jusque….18h30, avec arrêts pour manger et souvent pour boire ou tremper sa casquette dans un petit torrent ou névés). Nous grimpons, escaladons –1000 m de dénivelé+-, désescalades d’autant, itinéraire sur les Crêtes, en balcons, … remontée sur un autre versant.. C’est la montagne ! Quelle récompense de découvrir des paysages magnifiques et variés : alpages avec fleurs multicolores et diverses (orchis, lys martagon, gentiane, génépi, épilobe en épi, renouée, silène enflée, campanule, centaurée….), des forêts qui apportent un peu de fraîcheur et les montagnes majestueuses
parfois à 360°.

Sur notre chemin, nous rencontrons des troupeaux de vaches de toutes races, des biquettes, moutons, chamois, marmottes, lièvres et hermines. En altitude, ce sont alors
des bouquetins qui protègent leur territoire en nous « jetant » des pierres avec leurs pattes arrières lors de notre progression jusqu’au Col de la Forclaz (2478 m), puis, lors de notre pause, ils reprennent leurs jeux et vie à proximité de nous. Lors du pique-nique, ce sont les
chocards à bec jaune qui mangent nos miettes et le gypaète barbu nous fait un vol d’exhibition : nous sommes des spectateurs privilégiés ! C’est toujours un réel plaisir, en fin d’après-midi, d’arriver au but et de découvrir les refuges. Des noms qui chantent dans nos têtes toute la journée : Refuge de Larrieux, de Praz Dzeures, des Fontanettes, le Gîte
des Quatre Vents, Refuge de Bombardellaz, le Chalet de Doran, du Lac de Lessy et Chez Constance.
Au refuge, la priorité, c’est d’abord se désaltérer avec de la Badoit++ (avec ou sans citron), puis de la bière. Ensuite, c’est l’heure de la douche (ou improvisée..!!). Puis chacun fait sa petite lessive (formation pour certains), car le beau temps est omni présent pour le séchage. Nous prenons ensuite possession de nos dortoirs…Avant le repas, nous découvrons le mode de vie de Sébastien : élevage de biquettes, traite, fabrication de fromages ; nous rions ensemble en lui parlant de « l’Amour est dans le Pré ».
Le moment du repas est un vrai réconfort avec des moments de partage avec d’autres groupes et notre hôtesse par exemple, qui troque son tablier pour la guitare et nous donne un récital, accompagnée de Gérard à l’harmonica : c’est le « lâcher prise » dans la bonne humeur et en chansons.
A table, nous apprécions les repas confectionnés avec les produits du terroir ou du jardin : polenta, diots et Crozets de Savoie, beignets de pommes de terre, reblochon et tomes de Savoie, crudités et salades du jardin, sans oublier les omelettes pour Gérard !

Nous avons parcouru plus d’une centaine de kilomètres et plus de 10.000 mètres de dénivelé cette semaine et cela nous a permis de nous ressourcer dans un décor fabuleux en plein dépassement de soi, avec un groupe formidable et deux supers animateurs, Pierre et Joël ! Merci à toutes et à tous : Dominique, Catherine, Marie-France, Gérard, Marcelle et Marek.
A méditer, une phrase de Marek : « il n’y a pas de bon chemin, il n’y a pas de mauvais chemin..! ».
Mireille
Album photo de CatherineCliquer.


@ bientôt pour d'autres aventures.
Pierre.




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Du 12 au 20 Août 2018. Avec Marie. @ suivre ..........