18 octobre 2013

Gr 20 ou la Traversée de la Corse


Effectué en septembre 2013.

Ce sentier mythique offre au randonneur, un voyage initiatique à la beauté sauvage.
Géhévin, un mot qui désigne tout simplement un des plus beau et peut être le plus dur chemin de randonnée d'Europe.
Un parcours de 190 km des plus spectaculaire où sont réunis la beauté des paysages et l'effort physique
Nous étions 6 pour cette traversée dont 4 n'avaient jamais foulés cette île de beauté. Pour ma part ce sera mon 4éme Gr20.


Marie Noëlle - Anne - Mareck - Gérard - Joël - moi même et Gérard qui prend la photo.

On ne pourrait user que de superlatif pour désigner ce parcours de 15 étapes.
Je l'avais déjà effectuer 3 fois avec une météo clémente, pour cette fois toutes les conditions rencontré on été plus rudes. Une journée de pluie violente sur les crêtes et deux nuit avec pluie et vents à plus de 150 km au point que les tentes ont été mises à rude épreuve. Sans parler des fameux renards de Castel de Vergio qui on eu raison de Mareck en le mordant assez profondément, ce qui à obligé ce denier à rejoindre Nancy après avoir été vacciné contre la rage.

Ci dessous un résumé de notre séjour écrit par Joël :



" Le GR 20 « Fra Li Monti » (à travers la montagne) est le fleuron de la montagne corse. Ce sentier d’altitude est réputé pour être le plus difficile d’Europe et croyez bien qu’il ne faillit pas à sa réputation avec ses 180 kms de long , plus de 10 000 mètres de dénivelée et plusieurs passages à plus de 2000 mètres.
 Chaque année 15 000 marcheurs de tous horizons viennent se confronter à ce rude challenge.
Anne, Marie Noëlle, Marek, Gérard, Pierre et moi-même avions décidé de relever ce challenge.
Aussi bien lors des préparatifs que du parcours en lui-même, nous avons bénéficié de l’expérience de Pierre qui en était, quand même, à son 4ième GR 20. Je me fais l’interprète du groupe pour le remercier à nouveau pour tous ses conseils et la bonne gestion de l’ensemble du séjour.



Nous nous sommes retrouvés le 2 septembre au matin en gare de Nancy avec chacun notre sac à dos d’un poids moyen de 14 kgs pour un premier voyage en direction de Toulon.
Le soir même nous embarquions sur le bateau avec une arrivée à Bastia le lendemain matin et enfin la succession de deux autocars nous amena à Calenzana, point de départ de notre aventure le jour suivant à 6 heures.



 Nous avons traversé le GR 20 en 15 jours épousant le relief montagneux de Calenzana (au nord-ouest) vers Conca  (à l’extrême sud-est). Pas à pas, jour après jour, c’est un mélange de paysages grandioses, de parfums enivrants, de couleurs contrastées : lacs d’altitude de la période glaciaire, sommets, rivières transparentes au creux des gorges, forêts de pins laricio puis de hêtres, plantes du maquis… Tout concourt au plaisir, à l’effort, à la rencontre.
Lors de la première étape de Calenzana au refuge, nous comprenons que la réputation du GR 20 n’est pas usurpée. Il faut du souffle et des mollets.



Pour préserver notre intimité et ne pas se retrouver à 30 personnes dans le même dortoir à la propreté douteuse, nous avions opté pour le couchage individuel en toile de tente (environ 1 kg).
Nous prenions le repas du soir et très souvent le petit déjeuner dans les refuges.
Lors de la 4ième étape nous passons dans le cirque de la solitude. La pente est vertigineuse et quelques mètres plus bas nous apercevons trois personnes avec qui nous avons sympathisé dès le premier jour. Nous nous encourageons et nous nous élançons en empoignant la première chaîne.



Paraît-il que certains font parfois demi- tour.
La 5ième étape nous conduit au gîte de Castel  Vergio  où nous sommes avertis de la présence de renards par des affiches. Qu’à cela ne tienne, nous installons notre campement.



Aux environs de minuit, Marek se plaint d’avoir été mordu à la main  par un renard.  Anne dont la profession est médecin gère la blessure de notre ami qui se rendra à l’hôpital  d’Ajaccio le lendemain.
Nous sommes tous en alerte et nous découvrons qu’au moins deux renards rôdent dans le campement à la recherche de nourriture. Nous décidons de regagner nos tentes respectives.
Dans la nuit le déchirement de ma toile de tente me réveille et je sens mon sac à dos happer vers l’extérieur. Vous avez compris qu’il s’agissait d’une nouvelle attaque de renard en quête de nourriture et plus particulièrement de mon saucisson acheté la veille au soir. Mes appels et l’intervention de mes voisins ont fait fuir l’animal.
Pour moi ce fut une courte nuit, après toutes ces émotions, je décidai de veiller sur le camp pour chasser les éventuels intrus.
Pour les étapes suivantes, nous n’étions plus que cinq, Marek est reparti sous des cieux plus clément en avion.



L’étape suivante nous conduisit aux bergeries de Vaccaghia où nous fûmes accueillis par un personnage « haut en couleur » en la personne de Noël, maître des lieux et garant de la culture corse.



En effet, après le dîner nous avons eu le privilège d’entendre au son d’une guitare un récital de chants corse interpréter par des guides de passage.
Pendant la fin de notre parcours nous avons dû supporter une journée de pluie sur les crêtes et une nuit de vent à 150 kms/heure.



A l’arrivée à Conca, le sentiment d’achèvement s’accompagne d’un relâchement physique et moral qui révèle notre fatigue profonde, accumulée sans crier gare pendant ces inoubliables quinze jours d’effort et de bonheur.
Ce qui aide à dépasser la fatigue, c’est surtout la magnificence des paysages dans cette Corse des montagnes qu’on connaît moins, celle des bergers, des cochons sauvages, des chevaux.



Il y a toutes les rencontres fugaces avec les randonneurs, on finit par tisser des liens éphémères.
A la fin de l’aventure, chacun rentre chez soi avec peut être l’envie de revenir très vite fouler les multiples sentiers de l’île de beauté.
Encore un grand merci aux participants pour leur gentillesse et leur solidarité lors de  cette belle aventure. Une mention particulière à Pierre, notre animateur.



J’espère vous avoir donné,  au travers ces quelques lignes, envie de parcourir ce mythique GR 20. "
Un beau résumé où tout est à peu prêt dit . Merci à Joël pour ce compte rendu et encore merci à Anne, Marie Noëlle, Gérard, et à Mareck pour l’enthousiasme que nous avons partagé pendant ses 15 jours qui resterons encore un bout de temps gravés dans notre mémoire.



L'album photo va suivre dans quelque jours. Merci à Anne , Gérard et Marie Noelle pour leur contributions photos.
@ bientôt pour d'autres aventures.
Pierre.

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