08 octobre 2026

Une journée sur les crêtes des hautes Vosges.

 

En ce début d’automne, nous sommes huit à prendre avec enthousiasme la direction des crêtes des Hautes-Vosges. La météo s’annonce clémente et chacun se réjouit à l’idée des paysages à venir, des moments partagés et de ce bonheur simple : Randonner.

Le circuit s’enfonce au cœur de sentiers vosgiens escarpés, parfois techniques. Sous nos pas, les pierres et les racines réclament toute notre attention ; il faut garder le pied sûr, sans oublier de lever les yeux pour respirer et savourer la beauté du décor.

Simon Pierre nous accompagne comme Co-encadrant dans le cadre de sa formation. Cette journée représente une étape vers l’obtention et la validation de son brevet d’initiateur en randonnée montagne.

La randonnée débute avec le soleil, au pied du Hohneck par une courte montée. Très vite, le souffle s’accélère, les jambes se réveillent. L’énergie est là, communicative au point de me faire regretter, de ne pas avoir pris de short !

Dans la descente de la Wormspel, de nombreux chamois se laissent observer au soleil. Leur présence nous impose presque le silence : nous ralentissons, émerveillés, pour profiter de cette rencontre contemplative. 

Le sentier reprend ensuite de l’altitude jusqu’au point de vue surplombant le lac du Fischboedle. Là, le regard plonge vers l’eau, les reliefs s’ouvrent devant nous et une courte pause suffit pour ressentir toute la beauté du paysage.

Nous poursuivons notre chemin sur le GR 531, longtemps fermé en raison de la dégradation de l’arête des Spitzkoepfe. 

La traversée du pierrier nous fait sentir le relief sous chaque pas et demande une vigilance constante. 

Lorsque nous rejoignons enfin le site et le chalet du Kerbolz, un agréable sentiment de satisfaction nous envahit.

De cet endroit, la vue à 360° nous coupe presque le souffle. Les crêtes s’étirent à perte de vue et nous restons quelques instants absorbés par ce panorama. 

Une belle descente nous mène ensuite au lac du Fischboedle, point le plus bas du circuit. Vers 12 h 30. Le niveau d'eau de ce dernier n'est pas trop bas par rapport à certains lacs Vosgien.

Nous y arrivons afin de faire une pause, ravis de poser les sacs et de nous retrouver au bord de l’eau pour déjeuner.

Autour de cette pause, les conversations vont bon train. Les saveurs, les échanges et les gourmandises partagées réchauffent l’atmosphère. Cette pause de midi devient un véritable moment de convivialité et d'échange.

Il faut pourtant se remettre en route. À peine repartis, la montée vers le lac du Schiessrothried accélère le souffle : une reprise énergique qui nous fait rapidement digérer le déjeuner !

Lui par contre a un niveau d'eau bien bas.....

À cet endroit, deux possibilités s’offrent à nous pour remonter vers le Gaschney. 

Simon Pierre choisit la bonne option : un sentier qui s’élève en douceur vers l'ancienne  station de ski de la vallée de Munster.. Le rythme devient plus paisible, les pas se calent naturellement et nous retrouvons le plaisir d’avancer sans hâte.

Nous caressons alors l’idée réconfortante de prendre un café à la ferme-auberge du Gaschney. Mais la porte est close : l’établissement ferme le mercredi. Petite déception collective… Flûte !

Le chemin se redresse ensuite autour du Petit Hohneck. Ce passage étant fermé en hiver, nous mesurons la chance de pouvoir encore en profiter. Nous arrivons à la ferme-auberge du Schallern mais elle aussi est fermée. Reflûte !

Nous gagnons alors les hauteurs du Schaeferthal, portés par la beauté du paysage malgré le dénivelé qui commence à peser dans les jambes. 

Puis le Hohneck se rapproche, familier et rassurant. Nous retrouvons  notre point de départ qui clôture  la fin d’une belle journée en montagne.

8 personnes présentes pour cette journée.

Pour une distance de 15km500 et 800 mètres de dénivelé positif.




Bien amicalement à vous et peut être à une prochaine randonnée.

Pierre.

10 août 2026

Berliner Höhenweg. Juillet/Août 2026.

 

Résumé de notre aventure sur le Berliner Höhenweg, en Autriche.

Un traversée alpine entre émerveillement et défi.

Notre périple débute par une étape touristique à Innsbruck, où nous passons la nuit avant de rejoindre les montagnes.

Le lendemain, après environ une heure de route, nous rejoignons le parc naturel des Alpes du Zillertal, à proximité de Mayrhofen, plus précisément depuis Finkenberg.

Le soleil est au rendez-vous et la température se révèle idéale pour entreprendre cette montée continue avec sa pause de midi.

L’ascension, d’un dénivelé positif de 1 030 mètres, nous conduit jusqu’à la Gamshütte.

Après notre installation pour la nuit, l’organisation du matériel prend rapidement de l’ampleur, mais chacun parvient finalement à trouver ses repères.

La douche offre un moment appréciable dans un décor remarquable.

Il y en a pour tous.

Chacun trouve progressivement son rythme et ses habitudes au refuge.

La lessive fait également partie de cette première organisation en altitude.

Une fois ces aspects pratiques réglés, nous nous préparons à aborder les étapes les plus exigeantes du parcours. Il faut également s’habituer au rythme des refuges : lors des premières journées, le repas est servi au plus tard à 18 h 30, ce qui laisse de longues soirées pour récupérer.

L’étape du lendemain est annoncée comme l’une des plus longues et des plus exigeantes du périple, avec pour objectif de rejoindre le refuge de Friesenberghaus. 9h00 de déplacement !!

Pour cette deuxième journée, le départ est prévu à 7 h 00, après un petit-déjeuner servi dès 6 h 00, composé simplement de café, de pain, de muesli ou de fromage blanc. Et c'est partit.....


La première moitié de l’étape se déroule dans les alpages, à plus de 2 000 mètres d’altitude.


Le soleil reste présent et accompagne agréablement cette progression en altitude.


À mi-étape, le terrain devient toutefois plus rocheux, tandis que l’orage commence à se charger.


La traversée des pierriers se multiplie alors, rendant la progression plus technique et plus fatigante.


La foudre tombe à proximité, et ces conditions difficiles nous conduisent à arriver au refuge vers 18 h 00, trempés, avec une température extérieure d’environ 9 °C. 


Les photos de cette journée sont peu nombreuses, les téléphones étant restés protégés de la pluie.


Pour cette troisième journée, le soleil accompagne de nouveau notre progression. 


L’étape débute par une belle montée, qui nous conduit ensuite vers le refuge intermédiaire de l’Olpererhütte avec un belle vue sur le lac.


Ce secteur, très fréquenté, attire également de nombreux randonneurs à la journée. 


Après ce passage animé, nous poursuivons par une longue descente en direction du lac du Schlegeisspeicher.


Après une pause agréable au bord du lac, nous entamons la dernière montée de la journée, d’environ 400 mètres de dénivelé, pour rejoindre le refuge de Furtschaglhaus.

Cette quatrième journée est la plus haute et la plus exigeante techniquement du parcours, avec le passage du Schönbichler, à plus de 3 134 mètres d’altitude. 

Le terrain devient raide et exposé, ce qui renforce l’attention de chacun ; nous avançons prudemment, en veillant les uns sur les autres.

Le sommet est atteint dans le respect des consignes de sécurité. 

La descente s’effectue ensuite dans des éboulis qui mettent à contribution les mollets et exigent une concentration constante.

Concentration.

Application.

Nous franchissons également deux ou trois torrents, où il est facile de poser le pied dans l’eau si l’attention se relâche.

Passage éphémère.

Cette longue descente nous mène finalement à la Berliner Hütte, refuge classé monument historique depuis 1997.

Il nous faudra toutefois remonter de 150 mètres de dénivelé pour atteindre ce dernier.

Des refuges comme on en trouve rarement.

D'une autre époque.

Les nouveaux propriétaires.

Pour nous, c'était un rêve qui a vite repris ses réalités.

Toutefois nous avons eus droit à un petit concert.

Cette cinquième étape se révèle particulièrement exigeante, tant sur le plan technique que physique. 

Le parcours cumule plus de 1 200 mètres de dénivelé et se termine par une remontée soutenue d’environ 400 mètres, qui demande de conserver de l’énergie jusqu’à la fin de la journée.

L’itinéraire commence par une montée agréable, avant de se poursuivre par une longue descente où l’attention ne doit jamais se relâcher. 

Avec le recul, il est presque difficile de mesurer pleinement le chemin parcouru.

Une soirée écourtée, consacrée au repos après l’effort.


La sixième étape commence avec une fatigue désormais bien installée après plusieurs jours en altitude.
 

Les pierriers restent nombreux et imposent une vigilance constante : sur cette roche abrasive, le moindre frottement peut laisser une trace.

Malgré l’effort accumulé, la beauté du paysage demeure saisissante. 

Comme lors des journées précédentes, nous longeons les glaciers et franchissons régulièrement les torrents qui en descendent, dans une atmosphère à la fois sauvage et impressionnante.

Depuis plus de six jours, nous évoluons entre 2 300 et 3 100 mètres d’altitude, ce qui rend chaque étape plus exigeante et renforce l’impression d’isolement en haute montagne.

Toutes les journées sont rythmé par une même obsession. Atteindre le refuge. 

Pour cette nuit cela sera la Kasseler hütte.


Cette septième journée compte parmi les plus longues du parcours, avec trois cols à franchir. Avec le recul, elle n’est pas la plus facile, mais elle marque aussi les dernières grandes difficultés de l’itinéraire.

Toutes les énergies sont mises à contribution afin de rejoindre le refuge sans arriver trop tard.


La progression demande de la régularité, de la concentration et une bonne gestion de l’effort jusqu’à la fin de l’étape ainsi que pour progresser sur ses fameux pierriers.


La météo reste favorable tout au long de la journée. L’orage ne se déclenche qu’une fois tout le monde arrivé au refuge et à l’abri, ce qui permet de conclure cette étape éprouvante dans de bonnes conditions.


Une journée difficile, mais pleinement réussie.


C'est la fin !!!!! 

Cette huitième et dernière journée commence par un ultime petit-déjeuner en altitude. 

Après plusieurs jours passés sur les sentiers, nous quittons progressivement l’univers des refuges pour rejoindre la vallée.

Le sentier descend en lacets vers la station, où nous prenons la benne pour rejoindre Mayrhofen. 

Cette descente marque la sortie du parc naturel du Zillertal et la fin de notre itinéraire en altitude.

Bilan du Berliner Höhenweg

Comme annoncé, cet itinéraire traverse des paysages grandioses : sommets enneigés, cirques escarpés et lacs aux teintes turquoise composent un panorama d’une beauté saisissante.

Considéré comme l’un des plus beaux sentiers de grande randonnée du Tyrol autrichien, le Berliner Höhenweg se révèle aussi particulièrement exigeant.

Des passages raides qui demandent une bonne condition physique.


Des portions techniques nécessitant de l’assurance.


Une exposition qui suppose l’absence de vertige.


Une expérience alpine exigeante, mais profondément marquante.


Merci à
l’ensemble du groupe pour la convivialité, la solidarité et les moments partagés tout au long de ces huit jours.


En ce qui concerne les photos, il vous suffit de double cliquer pour les agrandir.

Pierre.

Une journée sur les crêtes des hautes Vosges.

  En ce début d’automne, nous sommes huit à prendre avec enthousiasme la direction des crêtes des Hautes-Vosges. La météo s’annonce clémente...