Résumé de notre aventure sur le Berliner Höhenweg, en
Autriche.
Un traversée alpine entre émerveillement et défi.
Notre périple débute par une étape touristique à Innsbruck,
où nous passons la nuit avant de rejoindre les montagnes.
Le lendemain, après environ une heure de route, nous rejoignons le parc naturel des Alpes du Zillertal, à proximité de Mayrhofen, plus précisément depuis Finkenberg.
Le soleil est au rendez-vous et la température se révèle idéale pour entreprendre cette montée continue avec sa pause de midi.
L’ascension, d’un dénivelé positif de 1 030 mètres, nous conduit jusqu’à la Gamshütte.
Après notre installation pour la nuit, l’organisation du matériel prend rapidement de l’ampleur, mais chacun parvient finalement à trouver ses repères.
La douche offre un moment appréciable dans un décor remarquable.
Il y en a pour tous.
Chacun trouve progressivement son rythme et ses habitudes au refuge.
La lessive fait également partie de cette première organisation en altitude.
Une fois ces aspects pratiques réglés, nous nous préparons à aborder les étapes les plus exigeantes du parcours. Il faut également s’habituer au rythme des refuges : lors des premières journées, le repas est servi au plus tard à 18 h 30, ce qui laisse de longues soirées pour récupérer.
L’étape du lendemain est annoncée comme l’une des plus longues et des plus exigeantes du périple, avec pour objectif de rejoindre le refuge de Friesenberghaus. 9h00 de déplacement !!
Cette quatrième journée est la plus haute et la plus exigeante techniquement du parcours, avec le passage du Schönbichler, à plus de 3 134 mètres d’altitude.
Le terrain devient raide et exposé, ce qui renforce l’attention de chacun ; nous avançons prudemment, en veillant les uns sur les autres.
Le sommet est atteint dans le respect des consignes de sécurité.
La descente s’effectue ensuite dans des éboulis qui mettent à contribution les mollets et exigent une concentration constante.
Concentration.
Application.
Nous franchissons également deux ou trois torrents, où il est facile de poser le pied dans l’eau si l’attention se relâche.
Passage éphémère.
Cette longue descente nous mène finalement à la Berliner Hütte, refuge classé monument historique depuis 1997.
Il nous faudra toutefois remonter de 150 mètres de dénivelé pour atteindre ce dernier.
Des refuges comme on en trouve rarement.
D'une autre époque.
Les nouveaux propriétaires.
Pour nous, c'était un rêve qui a vite repris ses réalités.
Toutefois nous avons eus droit à un petit concert.
Cette cinquième étape se révèle particulièrement exigeante, tant sur le plan technique que physique.
Le parcours cumule plus de 1 200 mètres de dénivelé et se termine par une remontée soutenue d’environ 400 mètres, qui demande de conserver de l’énergie jusqu’à la fin de la journée.
L’itinéraire commence par une montée agréable, avant de se poursuivre par une longue descente où l’attention ne doit jamais se relâcher.
Avec le recul, il est presque difficile de mesurer pleinement le chemin parcouru.
Une soirée écourtée, consacrée au repos après l’effort.
Les pierriers restent nombreux et imposent une vigilance constante : sur cette roche abrasive, le moindre frottement peut laisser une trace.
Malgré l’effort accumulé, la beauté du paysage demeure saisissante.
Comme lors des journées précédentes, nous longeons les glaciers et franchissons régulièrement les torrents qui en descendent, dans une atmosphère à la fois sauvage et impressionnante.
Depuis plus de six jours, nous évoluons entre 2 300 et 3 100 mètres d’altitude, ce qui rend chaque étape plus exigeante et renforce l’impression d’isolement en haute montagne.
Toutes les journées sont rythmé par une même obsession. Atteindre le refuge.
Pour cette nuit cela sera la Kasseler hütte.
Cette septième journée compte parmi les plus longues du
parcours, avec trois cols à franchir. Avec le recul, elle n’est pas la plus
facile, mais elle marque aussi les dernières grandes difficultés de
l’itinéraire.
Toutes les énergies sont mises à contribution afin de rejoindre le refuge sans arriver trop tard.
Cette huitième et dernière journée commence par un ultime petit-déjeuner en altitude.
Après plusieurs jours passés sur les sentiers, nous quittons progressivement l’univers des refuges pour rejoindre la vallée.
Le sentier descend en lacets vers la station, où nous prenons la benne pour rejoindre Mayrhofen.
Cette descente marque la sortie du parc naturel du Zillertal et la fin de notre itinéraire en altitude.
Bilan du Berliner Höhenweg
Comme annoncé, cet itinéraire
traverse des paysages grandioses : sommets
enneigés, cirques escarpés et
lacs aux teintes turquoise
composent un panorama d’une beauté saisissante.
Considéré comme l’un des plus beaux sentiers de grande randonnée du Tyrol autrichien, le Berliner Höhenweg se révèle aussi particulièrement exigeant.
Des passages raides qui demandent une bonne condition physique.

































































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